Liste de souhaits de 2020 du gouvernement concernant le transport maritime sur les Grands Lacs et le Saint-Laurent

Le 15 janvier 2020 – Bruce Burrows, président de la Chambre de commerce maritime, dévoilait aujourd’hui une liste de souhaits pour 2020 qu’il adresse aux responsables de l’élaboration des lois et des politiques pour favoriser la croissance du transport maritime sur les Grands Lacs et le Saint-Laurent, ainsi que sur les côtes en tenant compte de la résilience face au climat afin de composer avec les niveaux d’eau élevés comme étant l’ultime priorité. 

Les cargaisons sur la Voie maritime du Saint-Laurent ont totalisé 38 millions de tonnes métriques en 2019, une baisse de 7 % attribuable aux conflits commerciaux, aux conditions de navigation difficiles en raison du niveau élevé des eaux, ainsi qu’aux impacts que les conditions météorologiques difficiles ont eus sur les principales cargaisons, comme les céréales. 

« Les défis de la saison du transport maritime de 2019 révèlent à quel point il est important de protéger l’intégrité future de la voie maritime des Grands Lacs et du Saint-Laurent en tant que corridor fiable et efficace pour le commerce et le transport aux États-Unis et au Canada, » de dire Bruce Burrows, président de la Chambre de commerce maritime. « Les niveaux d’eau élevés ont des répercussions négatives sur les résidents et les entreprises, incluant le secteur du transport maritime qui transporte des marchandises sur la Voie maritime du Saint-Laurent, de sorte que nous devons collaborer avec la Commission mixte internationale (CMI) et les gouvernements afin d’étudier comme il se doit les niveaux d’eau et leurs causes, ainsi que pour élaborer un plan de résilience capable de répondre aux besoins des intervenants à l’avenir. » 

La pression exercée sur le Conseil international du lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent de la CMI afin qu’on abaisse les niveaux dans le lac Ontario en augmentant le débit d’eau au barrage Moses-Saunders à des niveaux non sécuritaires pour la navigation, ce qui aurait entraîné une interruption du transport maritime sur la Voie maritime, s’est poursuivie tout au long de 2019. 

Les responsables du transport maritime ont collaboré de manière diligente avec les intervenants pour en venir à une solution ayant pour but d’assurer la navigation sécuritaire à des débits records sur une durée de cinq mois l’an dernier pour aider à réduire le niveau du lac, adoptant ainsi 26 mesures d’atténuation qui ont eu pour effet de retarder le transport maritime et d’entraîner la perte d’activités de transport de cargaisons et des coûts de fonctionnement additionnels atteignant les millions de dollars. La Chambre appuie également les efforts récents du Conseil dans le but d’augmenter les débits au niveau du barrage pendant l’hiver afin d’abaisser ainsi les niveaux du lac le plus possible avant le printemps. 

Burrows ajoute : « Nous aimerions également voir les intérêts pour la navigation commerciale alors que les membres du Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent joignent leurs efforts à ceux des individus nommés récemment pour représenter les intérêts de la communauté. Plusieurs industries différentes, dont l’agriculture, le secteur manufacturier, l’approvisionnement en combustible, la construction et le secteur minier dépendent du système de transport sur les Grands Lacs et la Voie maritime, soutenant ainsi 238 000 emplois et 35 milliards de dollars US (45,4 milliards de dollars Can.) d’activité économique au Canada et aux É.-U. 

Autres priorités législatives et politiques pour 2020 

  • S’assurer que les gouvernements des États-Unis et du Canada continuent d’investir dans l’infrastructure maritime et de promouvoir le renouvellement des biens de la Garde côtière. La CCM demandera qu’on utilise les navires de la Garde côtière canadienne remis en état à moyen terme et les nouveaux navires construits à plus long terme en 2019 pour venir en aide aux ressources servant au déglaçage sur les Grands Lacs, sur la Voie maritime et sur le bas Saint-Laurent où les livraisons de marchandises ont été interrompues ou retardées au cours des hivers et des printemps derniers en raison de pannes de services et du manque de biens. 
  • Mettre en place, en matière de réglementation de l’eau de ballast, une approche harmonisée et pratique à l’intention des flottes nationales. Le gouvernement canadien a adopté des règlements qui obligeraient les flottes nationales à installer des systèmes de traitement de l’eau de ballast malgré qu’il n’existe à l’heure actuelle aucune technologie capable de fonctionner dans les conditions et en fonction de la structure des échanges qu’on retrouve sur les Grands Lacs. Pendant ce temps, la Garde côtière américaine élabore des règlements qui ne sont pas harmonisés avec les normes technologiques ou avec les échéances des règlements canadiens. Nous devons pouvoir compter pour la région binationale des Grands Lacs sur une approche de réglementation qui uniformise les règles du jeu et qui reconnaît les défis que doivent relever les flottes nationales au Canada et aux États-Unis. 
  • La nouvelle loi ayant pour but de moderniser le système de pilotage des navires commerciaux au Canada a finalement été adoptée en juin 2019, ce qui promet d’accroître l’efficacité et le caractère concurrentiel du transport maritime tout en assurant des normes de sécurité plus élevées. La Chambre insistera maintenant auprès du gouvernement canadien afin qu’il mette sur pied un ‘Comité consultatif national’ pour connaître le point de vue des intervenants sur la réforme en cours des politiques et sur les règlements connexes. Nos priorités consisteront à faire en sorte que les responsables de l’élaboration des politiques revoient les exigences en matière de pilotage (comme le recours à 2 pilotes ou les zones obligatoires) en tenant compte des nombreuses avancées technologiques des 40 dernières années. Nous aimerions également qu’on améliore les programmes de certification des pilotes, qui permettent aux capitaines des navires nationaux et aux officiers de navigation en chef de piloter leurs propres navires. Il est important que ces programmes soient axés avant tout sur la formation et l’évaluation à bord et qu’ils soient aussi efficaces que possible.

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Flickr – Téléchargez des photos du transport maritime sur les Grands Lacs et la voie maritime du Saint-Laurent :

Algoma Sault and Equinox

Au sujet de la Chambre de commerce maritime

La Chambre de commerce maritime est une association binationale qui représente au-delà de 130 intervenants de l’industrie maritime, incluant des expéditeurs canadiens et américains d’importance, des ports, des terminaux, ainsi que des fournisseurs de services maritimes et des propriétaires de navires canadiens et étrangers. La Chambre défend une politique et une réglementation sécuritaires, durables, harmonisées et concurrentielles qui reconnaissent les avantages considérables du système de transport maritime sur les Grands Lacs, sur le Saint-Laurent, ainsi que dans les régions côtières et arctiques.

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