L’industrie du transport maritime sur les Grands Lacs et le Saint-Laurent demande qu’on construise de nouveaux brise-glace dans le cadre du programme de construction navale de la Garde côtière canadienne

Le 30 mai 2019 – L’industrie du transport maritime sur les Grands Lacs et le Saint-Laurent demande au moins cinq nouveaux brise-glace dans le cadre de l’annonce récente du gouvernement fédéral d’un investissement de l’ordre de 15,7 milliards de dollars dans le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne.

Bruce Burrows, président de la Chambre de commerce maritime, assistera aujourd’hui à la mise en service du Captain Molly Kool à son port d’attache de St. John’s, Terre-Neuve et Labrador. Le Captain Molly Kool a récemment fait l’objet d’un radoub dans le but d’offrir des services le long de la côte est.  Cependant, ce bien, ainsi que deux autres brise-glace dont on a fait l’acquisition et qui font présentement l’objet d’un radoub, n’augmenteront d’aucune façon la capacité, puisqu’ils remplaceront d’autres navires qu’on retirera du service afin de procéder à des réparations majeures.

« Nous félicitons la garde côtière d’avoir mis en place une mesure intérimaire avec le Captain Molly Kool et ses deux navires-jumeaux afin de prévenir toute interruption de services.  Il est important que ces navires fassent partie du bassin de ressources pour le transport maritime sur les Grands Lacs et le Saint-Laurent – qui a connu sa part de problèmes attribuables aux glaces sur les Grands Lacs ce printemps et sur le fleuve Saint-Laurent au cours de l’hiver, » de dire Bruce Burrows.  « Cependant, nous avons également besoin d’un engagement urgent à l’effet qu’on construira pour notre région de nouveaux brise-glace au cours des 5 à 10 prochaines années dans le cadre du programme qu’on a récemment annoncé de renouvellement de la flotte de la Garde côtière. »

Les équipages de la Garde côtière du Canada et des États-Unis ont travaillé sans relâche au cours de la pause printanière sur les Grands Lacs, mais ils ont souffert de l’âge et de l’état des flottes qu’on avait mises à leur disposition. Deux brise-glace de la garde côtière américaine étaient hors service en mars, alors qu’un brise-glace canadien affecté sur le lac Supérieur ne pouvait fonctionner qu’à 60 pour cent de sa capacité, sans compter qu’il était inactif en avril en raison de problèmes mécaniques.

Les accumulations de glaces sur le Saint-Laurent en janvier ont également fait en sorte que huit porte-conteneurs sont demeurés coincés au port de Montréal et 10 autres au port de Québec.

« Nous devons préserver la réputation internationale du système de navigation des Grands Lacs et du Saint-Laurent qui représente une porte d’entrée commerciale fiable pour les entreprises, » de dire Burrows. « Cependant, il ne s’agit pas uniquement de faire face aux pannes de service attribuables au vieillissement de la flotte – nous devons accroître notre capacité globale. Les phénomènes météorologiques imprévisibles sont en train de devenir la nouvelle norme, de sorte que nous incitons le gouvernement à reconnaître que nous avons besoin de navires additionnels pour parer aux imprévus, » de dire Burrows.

Dans la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent, on estime à plus de 500 000 $ par jour ce qu’il en coûte à l’économie canadienne lorsqu’un navire canadien est retardé, entraînant ainsi des répercussions sur la livraison des marchandises.

Dans l’ensemble, les navires transportent plus de 230 millions de tonnes métriques de biens d’une valeur dépassant les 100 milliards de dollars sur la voie navigable des Grands Lacs et du Saint-Laurent, générant ainsi plus de 60 milliards de dollars d’activités économiques et soutenant 329 000 emplois au Canada et aux États-Unis.

Cette contribution économique ne pourra qu’augmenter, alors que les ports et leurs clients investissent dans le but d’accroître la capacité de la voie navigable en plus d’étudier des options qui consistent, par exemple, à prolonger la saison de navigation sur la Voie maritime du Saint-Laurent.

« La construction d’un navire est un long processus, » déclare Burrows. « Nous devons nous engager à construire de nouveaux brise-glace maintenant pour nous préparer à faire face au changement climatique et à l’augmentation des cargaisons auxquels nous assistons déjà. »

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