Le volume des cargaisons sur la Voie maritime augmente alors que les livraisons de céréales canadiennes sont en hausse de 21 %

Le 17 novembre 2020 – Alors que débutent les derniers mois de la saison 2020 du transport maritime, les livraisons de cargaisons sur les Grand Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent ont réalisé certains gains en octobre, puisque les céréales continuent de tenir bon au cours d’une année orageuse à tous les autres égards. Dans l’ensemble, les cargaisons acheminées sur la Voie maritime (entre le 1eravril et le 31 octobre) ont atteint presque 27,7 millions de tonnes, en baisse de 7,9 pour cent par rapport à la même période en 2019.

Les cargaisons de céréales canadiennes sont maintenant en hausse de 21 pour cent par rapport à la même période l’an dernier, alors que les navires ont commencé à exporter la récolte automnale. D’autres marchandises, comme le minerai de fer (-16 %), le vrac sec (-15 %) et le vrac liquide (-32 %), sont restées faibles en raison des répercussions de la pandémie sur notre économie.

« Au cours d’une année difficile comme 2020, il est merveilleux d’assister à la forte demande des céréales canadiennes partout sur la planète, » de dire Terence Bowles, président et chef de la direction de la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent. « Les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent ont représenté une porte essentielle aux exportations des céréales des Prairies tout au long de l’année, alors que les expéditions de soja de l’Ontario battent leur plein. Nous nous attendons à ce que la récolte de soja de l’Ontario atteigne des niveaux records d’ici la fin de la saison. Nous avons déjà récolté plus de 35 pour cent. »

Bowles continue en ces termes : « Nous entreprenons maintenant les mois les plus occupés de la saison, alors que les industries de la région préparent leurs réserves de marchandises essentielles avant les mois d’hiver. »

Alors que la demande de céréales des Prairies canadiennes reste élevée en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les exportations de céréales depuis le Port de Thunder Bay augmentent, contribuant ainsi à compenser la baisse des cargaisons brutes de charbon et de potasse.

Au 31 octobre, on avait expédié près de 6,9 millions de tonnes par l’entremise du port, une augmentation de 22 pour cent par rapport à la même période l’an dernier. Au terminal Keefer, les cargaisons générales de céréales atteignent les niveaux de l’an dernier, malgré de nombreux retards d’expédition pour différents projets en raison de la pandémie.  En octobre, les cargaisons d’acier de structure et de rails d’acier étaient déchargées au terminal pour être acheminées ensuite vers l’ouest du Canada.

Le Port de Windsor continue d’afficher des niveaux historiques de cargaisons de céréales, qui sont en hausse de 16 pour cent par rapport à 2019. À la fin d’octobre, le Port s’était très bien remis du démarrage lent de 2020 en raison de l’ouverture retardée de la Voie maritime et des ralentissements attribuables à la COVID. On s’attend à ce que la saison prolongée du canal Welland permette au Port de Windsor de rattraper encore une partie du terrain perdu.  Les cargaisons d’acier et les marchandises générales continuent d’accuser un retard par rapport à 2019 en raison des tarifs et de l’impact économique de la COVID.

Jusqu’à présent en 2010, 450 navires et 3,7 millions de tonnes ont transité par le Port de Windsor. Alors que la baisse est encore à 10 pour cent par rapport à l’an dernier, nous connaissons une reprise vigoureuse après un démarrage lent, et ce, malgré des obstacles sans précédent.

Les ports de Hamilton et Oshawa (HOPA), qui exportent des céréales cultivées en Ontario vers les marchés d’outremer, connaissent également jusqu’ici une saison fulgurante dans le domaine des céréales. Les cargaisons de céréales à ce jour au Port de Hamilton atteignent 1,5 million de tonnes, dépassant les volumes de l’an dernier de presque 14 pour cent.

« La production des agriculteurs en Ontario augmente et les marchés mondiaux sont avides de produits canadiens, » selon Ian Hamilton, président et directeur général de HOPA Ports. « Cette année, nous commençons vraiment à voir les avantages de disposer d’installations d’exportation dans la région du Grand Toronto-Hamilton, ce qui offre aux agriculteurs un choix et un moyen pratique d’acheminer leurs produits à destination. »

Malgré les défis que suscite la COVID-19, les importations maritimes sont restées fortes cet automne au Port de Toronto.

« En Octobre, le Port était ravi d’accueillir le M/V Claude Desgagnés et sa cargaison de 375 conteneurs transportant des aliments, des matériaux de construction et d’autres ressources, alors que les cargaisons en vrac de ciment, d’agrégat et de sucre sont restées conformes aux nombres record établis en 2019 dans le port. Au début de novembre, le port assistait à l’arrivée très attendue du nouveau pont Port Lands destiné au secteur riverain de Toronto. Cette livraison témoigne une fois de plus du rôle que joue le Port de Toronto dans le cadre d’une importante chaîne d’approvisionnement qui représente un moyen pratique, rentable et écologique d’acheminer les biens dans la plus grande ville au Canada, » de dire Geoffrey A. Wilson, PDG de PortsToronto.

Le pont est arrivé à bord du remorqueur et du chaland, le Lois Met le Glovertown Spirit, qui appartiennent à l’entreprise McKeil Marine de Burlington. Le pont d’une longueur de 57 mètres et d’un poids de 340 tonnes est le premier de quatre nouveaux ponts qui relieront la nouvelle île Villiers à Toronto au secteur revitalisé de Port Lands.

La travée du pont, fabriquée par les Cherubini, des fabricants de produits en acier, était impressionnante à regarder le long du périple de 1 250 milles nautiques de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, en passant par la Voie maritime du Saint-Laurent pour atteindre son nouveau domicile à Toronto. On a opté pour la barge de McKeil dans le cadre de ce projet, parce qu’elle faisait partie des quelques barges capables de soutenir un pont de ce poids et de cette taille. On prévoit que trois autres ponts seront transportés au cours de la saison du transport maritime de 2021.

Pendant ce temps, l’Algoma Central Corporation de St. Catharines a ajouté un nouveau navire à sa flotte en octobre, l’Algoma Intrepid, qui devrait commencer à sillonner les Grands Lacs à la fin de novembre.Il s’agit du deuxième navire transporteur de vrac sec à déchargement automatique de la catégorie Equinox 605 qu’on retrouve dans la flotte qui compte maintenant 20 navires.

« L’équipe d’Algoma n’a ménagé aucun effort pour compenser les répercussions que la pandémie de COVID-19 a eues sur les industries que nous desservons et nos durs efforts portent maintenant fruits, » de dire Gregg Ruhl, président et directeur général d’Algoma Central Corporation. « Alors que l’année tire à sa fin, nous savons qu’il reste encore certains défis à relever alors que la reprise du marché au Canada et ailleurs autour du monde reste incertaine. Nous sommes cependant assurés d’une chose, c’est que l’industrie maritime occupe une place importante dans cette reprise et nous continuerons de faire notre part pour garder nos chaînes d’approvisionnement actives. J’attends avec impatience l’arrivée de l’Algoma Intrepid sur les Grands Lacs et nous sommes prêts pour l’accueillir au sein de notre flotte opérationnelle. »

 

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Flickr – Télécharger les photos du transport maritime sur les Grands Lacs et le Saint-Laurent :

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Au sujet de la Chambre de commerce maritime

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