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Le secteur du transport maritime canadien applaudit la stratégie internationale historique de réduction du CO2 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour publication immédiate

Le 20 avril 2018 – La Chambre de commerce maritime (CCM) appuie sans réserve l’ambitieuse stratégie que l’Organisation maritime internationale (OMI) des Nations unies a adoptée dans le but de réduire les gaz à effet de serre (GES) d’au moins 50 pour cent d’ici 2050.

« Une entente internationale de cette ampleur représente une première étape importante en vue d’élaborer un processus global visant à réduire l’empreinte de carbone du transport maritime. À l’instar de l’industrie de l’aviation, le transport maritime doit pouvoir compter sur une réponse globale coordonnée pour s’attaquer à ce problème important que représente le changement climatique – plutôt que sur un ensemble de mesures disparates, » de dire Bruce Burrows, président de la Chambre de commerce maritime. « Les armateurs canadiens sont impatients de collaborer avec le gouvernement canadien pour étudier les technologies et les pratiques de réduction du carbone qui contribueront à informer le processus global qu’on élaborera au cours des quelques prochaines années. Il s’agit là de cibles ambitieuses qui obligeront les gouvernements à contribuer aux efforts dans le but de faciliter le développement et la distribution de nouveaux combustibles et technologies qui ne produisent aucune émission de carbone.

Le transport maritime constitue déjà la façon la plus efficace de transporter des marchandises au chapitre du carbone. Un navire sur les Grands Lacs peut transporter autant de marchandises que 963 camions. Une étude du Research and Traffic Group a révélé que le transport par chemin de fer et en camion émettrait une quantité bien plus élevée d’émissions de gaz à effet de serre par tonne de marchandises ou par kilomètre si on transportait par ces moyens les mêmes quantités et sur la même distance que la flotte qui évolue dans les Grands Lacs et sur la voie maritime du Saint-Laurent.

« En dépit de cet avantage considérable sur le plan environnemental, les armateurs canadiens sont déterminés à promouvoir la protection de l’environnement, de sorte qu’ils sont des pionniers lorsqu’il s’agit de s’attaquer aux gaz à effet de serre grâce à des programmes, telle l’Alliance verte, et d’adopter de nouvelles technologies, » de dire Burrows.

« Au cours des quelques dernières années, les armateurs canadiens ont consacré au-delà de 2 milliards de dollars dans les nouveaux navires et les technologies de pointe capables de réduire considérablement la consommation de carburant et les émissions correspondantes de carbone. Le niveau des investissements et de l’innovation est vraiment sans précédent. On compte déjà plus de 26 navires nouveaux et revampés battant pavillon canadien qui parcourent ces eaux et on en attend six autres au cours des deux prochaines années. »

On assiste à l’arrivée de nouveaux navires tous les ans dans le cadre d’un vaste programme de modernisation des flottes canadiennes. Canada Steamship Lines possède à l’heure actuelle six navires écologiques en service dans les Grands Lacs et sur la voie maritime du Saint-Laurent.

Cette semaine, le Groupe Desgagnés, qui est membre de la CCM, a baptisé le premier navire-citerne de catégorie polaire au monde capable de transporter du pétrole et des produits chimiques et pouvant être alimenté par différents types de carburant, incluant du gaz naturel liquide, ce qui permet de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, sans compter une diminution de 99,5 pour cent des émissions d’oxyde de soufre. L’équipe de Desgagnés est parvenue à relever différents défis, entre autres en intégrant à ses opérations les nombreuses innovations et technologies nouvelles qu’on retrouve à bord de ces navires. L’entreprise procède présentement à l’élaboration d’un réseau maritime de distribution de GNL, qui était presque inexistant jusqu’à présent, en plus d’avoir formé une nouvelle catégorie de marins compétents et certifiés et d’avoir élaboré de tout nouveaux programmes de formation et de certification. Cette réalisation est attribuable à la collaboration entre les différents partenaires d’affaires, dont Energir, l’administration portuaire de Montréal et Transport Canada.

Le mois dernier, l’Algoma Central Corporation, qui est également membre de la CCM, accueillait deux nouveaux navires, soit l’Algoma Innovator et l’Algoma Sault, qui consomment tous deux 45 pour cent moins de combustible par tonne-km, permettant ainsi de réduire considérablement les émissions de carbone. De plus, Algoma s’est fixé une cible qui consiste à réduire de 25 pour cent ses émissions de GES d’ici 2025 et tout indique qu’elle atteindra son objectif. Tous les navires de la classe Equinox d’Algoma sont également munis d’épurateurs de gaz d’échappement qui éliminent 97% des émissions d’oxyde de soufre.

Remarques à l’intention des éditeurs:

D’après l’International Chamber of Shipping, les émissions totales de CO2 attribuables au transport maritime à l’échelle internationale affichent présentement une baisse de près de 8 % par rapport à 2008 malgré une augmentation de 30% du commerce maritime. Ce secteur d’activités transporte 90 % des marchandises sur la planète, mais ne produit environ que 3 % des émissions de carbone globales.

La semaine dernière, l’Organisation maritime internationale des Nations unies (et ses pays membres) se sont entendus sur une stratégie provisoire en matière de GES qui fait des objectifs ambitieux suivants ses cibles basées sur l’intensité (émissions attribuables au transport) et sur les émissions absolues :

1. L’intensité carbonique du navire doit diminuer par la mise en place de phases additionnelles de l’indice nominal d’efficacité énergétique (INEE) pour les navires. On s’est entendu pour procéder à un examen dans le but de consolider les exigences de conception basées sur l’efficacité énergétique pour les navires en améliorant le pourcentage de chaque phase qu’on devra déterminer pour chaque type de navires, selon le cas;

2. Réduire les émissions de CO2 par projet de transport, en moyenne pour l’ensemble du transport maritime à l’échelle internationale, d’au moins 40 % d’ici 2030 pour s’efforcer d’atteindre 70 % d’ici 2050, comparativement à 2008; et

3. Établir dès que possible un plafond des émissions de GES attribuables au transport maritime international et réduire les émissions annuelles de ces gaz d’au moins 50 % d’ici 2050 par rapport à 2008 tout en s’efforçant de les éliminer graduellement de la manière décrite dans la Vision et comme une étape sur le chemin menant à la réduction des émissions de CO2 pour respecter ainsi les objectifs de température de l’Accord de Paris. 

Par suite de l’entente de l’OMI, les discussions au sein de cette organisation devraient débuter pour de bon sur l’établissement de nouveaux paramètres de réduction du CO2, incluant ceux qu’on doit mettre en place avant 2023.

http://www.imo.org/en/MediaCentre/MeetingSummaries/MEPC/Pages/MEPC-72nd-session.aspx

 

Photos : https://www.flickr.com/photos/marinecommerce

                  

Au sujet de la Chambre de commerce maritime

La Chambre de commerce maritime est une association binationale qui représente au-delà de 130 intervenants de l’industrie maritime, incluant des expéditeurs canadiens et américains d’importance, des ports, des terminaux, ainsi que des fournisseurs de services maritimes et des propriétaires de navires canadiens et étrangers. La Chambre préconise des politiques et des règlements sûrs, durables, harmonisés et concurrentiels qui reconnaissent les avantages considérables qu’offre le système de transport maritime sur les Grands Lacs, sur le Saint-Laurent, ainsi que dans les régions côtières et l’Arctique.

 

Relations avec les médias

Julia Fields

Chambre de commerce maritime

613-294-8515