Les exploitants de navires canadiens réduisent leurs émissions de GES

Le transport maritime en eaux intérieures et sur les côtes offre une possibilité inouïe de croissance et de soutien en ce qui a trait aux ambitions du Canada dans le but de réduire les émissions de carbone et d’atténuer les changements climatiques.

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Tanker vessel refuels with LNG in Great Lakes

Les navires représentent la méthode la plus éconergétique pour transporter les marchandises, alors qu’ils produisent la plus faible quantité d’émissions de carbone par tonne-kilomètre. Le transport maritime au pays offre la possibilité de réduire les émissions attribuables à l’ensemble du système de transport au Canada, qui représente 30 % des émissions totales au pays.

Les exploitants de navires canadiens qui sont membres de la CCM ont ouvert la voie aux efforts de lutte contre les gaz à effet de serre, alors qu’ils ont consacré plus de 2 milliards de dollars au cours des 10 dernières années sur de nouveaux navires et sur des technologies évoluées qui réduisent considérablement la consommation de carburant et les émissions de carbone correspondantes. On dénombre plus de 40 navires neufs et revampés battant pavillon canadien qui sillonnent présentement les Grands Lacs, le fleuve Saint-Laurent, ainsi que les côtes est et arctique.

Comment nos navires se comparent-ils aux autres modes de transport?

Les navires sont capables de transporter des volumes considérables de marchandises en consommant bien moins de carburant que les trains et les camions. Un navire peut transporter autant de marchandises que 963 camions.

Compte tenu d’un investissement sans précédent dans le renouvellement de sa flotte, les navires battant pavillon canadien de la CCM peuvent transporter en moyenne une tonne de marchandises et parcourir la distance incroyable de 360 kilomètres avec un litre de carburant. Une analyse récente réalisée par le groupe de la recherche et du trafic a démontré que grâce à ce rendement énergétique, si les trains et les camions étaient en mesure de transporter la même quantité de marchandises sur la même distance que la flotte de la CCM, les émissions de GES augmenteraient de 31 % dans le cas des trains et de 558 % dans le cas des camions.

Progrès réalisés au niveau de la réduction des émissions de GES des navires

Au Canada, dans le plus récent inventaire fédéral des émissions publié en 2020 à partir des données de 2018, on précise que le secteur de la navigation en eaux intérieures au pays est responsable d’à peine 0,55 % des émissions de COpour l’ensemble du pays. Le secteur de la navigation en eaux intérieures, tel qu’on le définit dans l’inventaire, comprend les navires de pêche, les traversiers, les navires militaires et ceux de la Garde côtière, ainsi que les cargos.

La flotte des membres de la CCM, qui comprend des vraquiers, des pétroliers et des remorqueurs-barges articulés, était responsable de 19 % des émissions du secteur de la navigation en eaux intérieures en 2017.

Grâce à ses efforts collectifs, les armateurs de la CCM ont réduit leurs émissions totales de carbone de 183 000 tonnes, soit 19 %, entre 2008 et 2017 (la dernière année pour laquelle on dispose de données).

Essai de nouveaux équipements et de carburants qui produisent moins de carbone

Nos armateurs canadiens, qui sont généralement des commerçants uniques et rapides à courte distance, sont déterminés à réduire encore davantage leur empreinte de carbone, de sorte qu’ils ont adopté différentes mesures, incluant :

  • Renouvellement continu de la flotte
  • Participation au programme d’amélioration de l’environnement de l’Alliance verte
  • Réalisation d’audits énergétiques et surveillance du carburant pour adopter des mesures efficaces sur le plan opérationnel
  • Installation de nouveaux équipements
  • Adoption de carburants qui produisent moins de carbone

Les objectifs de réduction des GES à plus long terme

Pour atteindre les objectifs de réduction des GES à plus long terme, on devra cependant procéder à des investissements considérables dans la recherche et le développement, ainsi que dans le déploiement de nouvelles technologies et de nouveaux systèmes de propulsion sans carbone, comme l’hydrogène et l’ammoniac verts, les piles à combustible, les batteries et les carburants synthétiques produits à partir de sources d’énergie renouvelable.

Dans cet ordre d’idées, le Chambre appuie la proposition globale de l’industrie du transport maritime qui consiste pour l’OMI à créer un Fonds sur la recherche maritime internationale auquel l’industrie contribuera et qui devrait procurer la somme de 5 milliards de dollars pour soutenir la recherche et le développement de ces technologies.

La Chambre continuera d’unir ses efforts à ceux de la communauté du transport maritime international et du gouvernement canadien pour favoriser des solutions qui seront efficaces afin de permettre à l’industrie d’atteindre les grands objectifs auxquels s’attendent les Canadiens.