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Le secteur du transport maritime canadien accepte les cibles internationales de réduction du CO2

June 7, 2017

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ottawa, Ontario – La Chambre de commerce maritime (CCM) accepte les cibles internationales qu’on propose dans le but de réduire de 50 pour cent d’ici 2050 les émissions de carbone en tonnes-km dans le domaine du transport maritime pour réaliser ainsi l’ambition de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

« Les armateurs canadiens sur les Grands Lacs et la voie maritime du Saint-Laurent sont déterminés à protéger l’environnement et acceptent sans réserve cette approche proactive globale dans le but de réduire l’empreinte de carbone dans le domaine du transport maritime, » de dire Bruce Burrows, président de la CCM. « À l’instar de l’industrie aérienne, le transport maritime est une entreprise internationale et il est important que nous ayons une solution globale à ce défi que représente le changement climatique. »

Le mois dernier, la Chambre internationale de la marine marchande (CIMM) acceptait d’exhorter l’Organisation maritime internationale (OMI), une agence des Nations unies, à adopter les objectifs de réduction suivants – au nom de l’ensemble du secteur du transport maritime international :

•   Maintenir les émissions totales de CO2 au niveau du transport maritime international en-deçà des niveaux de 2008;

•   D’ici 2050, réduire les émissions de CO2 par tonne-km, soit en moyenne de 50 pour cent en moyenne au niveau du transport maritime à l'échelle internationale, et ce, par rapport aux niveaux de 2008; et

•   Réduire les émissions annuelles totales de CO2 au niveau du transport maritime international d’un pourcentage convenu d’ici 2050, par rapport à 2008, en suivant une trajectoire continue de réduction des émissions de CO2.

La CIMM proposera en juillet que l’OMI adopte ces objectifs dans le cadre de sa stratégie initiale de réduction du CO2 qu’on doit accepter en 2018, suivant l’adoption d’une feuille de route de l’OMI comme l’industrie l’a demandé en 2016.

Burrows explique : « Le transport maritime représente déjà le moyen de transport des marchandises qui produit la plus faible empreinte de carbone, alors qu’on a réduit les émissions de 13 pour cent entre 2008 et 2012, mais compte tenu des projections relatives à l’augmentation du commerce à l'échelle mondiale, le secteur reconnaît qu’on doit déployer davantage d’efforts à l'échelle internationale afin de poursuivre dans la bonne voie. »

Il ajoute que les armateurs canadiens ont été des pionniers en s’attaquant aux gaz à effet de serre par la mise en place de programmes d’amélioration de l’environnement, telle l’Alliance verte, et en adoptant de nouvelles technologies.

« Au cours des dernières années, les armateurs canadiens ont investi au-delà de 2 milliards de dollars dans les nouveaux navires et les technologies évoluées capables de réduire considérablement la consommation de carburant et les émissions correspondantes de carbone. Ce niveau d’investissement et d’innovation est vraiment sans précédent. On dénombre déjà 18 navires nouveaux et revampés battant pavillon canadien qui parcourent ces eaux et on en attend 14 autres au cours des deux prochaines années. »

Le mois dernier, Desgagnés, un membre de la CCM, baptisait et lançait le premier navire-citerne au monde transportant du bitume asphaltique ou des produits chimiques pouvant être propulsé au moyen de différents types de carburant, incluant le gaz naturel liquéfié, qui réduit considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Les réseaux de distribution et de ravitaillement en GNL pour les navires qui ne présentent pas de points de service spécifiques et qui empruntent des routes commerciales variées demeurent un important défi, mais on procède présentement à leur développement en collaboration avec différents partenaires d’affaires. Par exemple, Gaz Métro et le Port de Montréal annonçaient également, le mois dernier, qu’une solution en matière d’approvisionnement en GNL pour carburant marin sera désormais offerte au port de Montréal.

Notes à l’éditeur : 

L’Organisation maritime internationale (OMI) est l’agence spéciale des Nations unies et l’autorité en matière d’établissement des normes à l'échelle mondiale en ce qui concerne la sûreté, la sécurité et le rendement environnemental du transport maritime international. Son rôle premier consiste à élaborer pour l’industrie du transport maritime un cadre de réglementation équitable et efficace qu’on adopte et qu’on met en œuvre de façon généralisée.

Le transport maritime (au même titre que l’aviation à l'échelle internationale) n’est pas régi par les contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN) envers lesquelles les gouvernements se sont engagés dans le cadre de l’Accord de Paris de la CCNUCC qu’on a adopté en 2015. En vertu du Protocole de Kyoto de la CCNUCC, l’OMI sera responsable jusqu’en 2020 du mandat qui consiste à s’attaquer au CO2 résultant du transport maritime.

D’après l’étude sur les GES que l’OMI a réalisée en 2014, le transport maritime à l'échelle internationale a émis 921 millions de tonnes de CO2 en 2008. Les mesures techniques et opérationnelles ont permis de réduire ce volume de 13 pour cent pour le ramener à moins de 800 millions de tonnes en 2012, soit 2,2 pour cent des émissions totales de CO2 à l'échelle mondiale. En raison de l’absence de mesures de réduction additionnelles de réduction des émissions de CO2, l’OMI prévoit à l’heure actuelle que les émissions de CO2 résultant du transport maritime augmenteront au-dessus des niveaux de 2008 en raison de la demande additionnelle de ce moyen de transport.

La CIMM (en compagnie de BIMCO, INTERCARGO et INTERTANKO) remettra une présentation conjointe au nom de l’industrie du transport maritime au Comité sur la protection de l’environnement marin de l’OMI qui se réunira au cours de la première semaine de juillet, soit avant la réunion d’une semaine du Groupe de travail intersessions qui entreprendra l’élaboration d’une stratégie de l’OMI dans le but de réduire les émissions de CO2 dans le domaine du transport maritime.

Photos : https://www.flickr.com/photos/marinecommerce

Au sujet de la Chambre de commerce maritime

La Chambre de commerce maritime est une association binationale qui représente au-delà de 135 intervenants de l’industrie maritime, incluant des expéditeurs canadiens et américains d’importance, des ports, des terminaux, ainsi que des fournisseurs de services maritimes et des propriétaires de navires canadiens et étrangers. La Chambre a fusionné avec l'Association des armateurs canadiens pour ainsi combiner nos ressources et promouvoir un climat de réglementation efficace qui favorise une industrie maritime à la fois forte et concurrentielle au profit de tous les intervenants de l'industrie dans la région binationale des Grands Lacs et du Saint-Laurent, ainsi que le long du littoral maritime et sur les côtes nordiques. Basée à Ottawa, Canada, l'entité fusionnée continuera de porter le nom de Chambre de commerce maritime.

 

Relations avec les médias

Julia Fields

Chambre de commerce maritime

613-294-8515