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Les Nord-Américains dépendent de la Voie maritime pour le transport de marchandises essentielles avant l’hiver

COMMUNIQUÉ

6 novembre 2014, OTTAWA. – Le transport de marchandises le long de la Voie maritime du Saint-Laurent est demeuré solide, alors que les villes et les fabricants nord-américains ont fait des réserves de matériaux essentiels en prévision des mois d’hiver, pendant que les agriculteurs occupaient aussi le corridor maritime pour exporter leurs dernières récoltes.

Selon la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent, le tonnage total des cargaisons expédiées du 25 mars au 31 octobre se chiffrait à 29,6 millions de tonnes métriques, ce qui représente une hausse de 4,5 % par rapport à la même période l’année dernière. Les quantités record de grains expédiés et l’activité importante dans le transport de l’acier ont largement compensé le recul dans l’acheminement de minerai de fer sur la Voie maritime. Jusqu’ici, les chargements de grains (en provenance des États-Unis et du Canada) totalisaient 8,4 millions de tonnes métriques, soit une hausse de 49,9 % comparativement à 2013, mais cette hausse est amoindrie par une diminution de 26,5 % des volumes de minerai de fer et de 11 % du tonnage de charbon qui transitent par le réseau.

Les navires qui sillonnent les Grands Lacs et la Voie maritime approvisionnent les aciéries ontariennes en charbon et en minerai de fer avant la fermeture des voies maritimes pour l’hiver, et assurent aussi le transport de l’acier pour les secteurs de l’automobile et de la construction. D’ailleurs, le transport de l’acier n’a pas ralenti, affichant un bilan de 1,8 million de tonnes métriques, soit une hausse de 76 %. Les produits de ciment destinés aux chantiers de construction en Ontario et dans les États américains qui bordent les Grands Lacs totalisaient quant à eux 1,2 million de tonnes, soit une progression de 9 %.

L’hiver est à nos portes, et les municipalités alimentent la demande pour se faire des réserves de sel de voirie. Ainsi, le transport de sel via la Voie maritime atteint désormais 2,3 millions de tonnes métriques, ce qui correspond à une augmentation de 34 % cette saison. Les mines nord-américaines sont en pleine activité pour réapprovisionner les villes canadiennes et américaines, et la Voie maritime sert même à l’importation de sel en provenance d’outre-mer pour répondre à cette forte demande. On ne prévoit d’ailleurs aucun ralentissement de cette activité. Au Port de Johnstown, par exemple, on s’attend à recevoir 175 000 tonnes métriques de sel dans les prochaines semaines, et ces marchandises seront ensuite acheminées par camions vers diverses municipalités, comme Ottawa et Kingston.

Les manutentionnaires de grains commencent aussi à exporter les plus récentes récoltes de soya à partir des ports de l’Ontario. Les cargaisons de grains au Port de Hamilton ont culminé à un million de tonnes métriques cette saison (fin octobre), soit 8 % de plus qu’à la même période l’an dernier.

Enfin, la Voie maritime représente encore et toujours un corridor essentiel pour les agriculteurs de l’Ouest canadien, si bien que les élévateurs du Port de Thunder Bay ont servi simultanément à la manutention des excédents de l’an dernier et des nouvelles récoltes de 2014. En date du 31 octobre, les chargements de grains ayant transité par le port se situaient à 6,3 millions de tonnes métriques, soit une hausse de 73 % comparativement à la saison précédente.

Citations

  • Bruce Hodgson, directeur de l’expansion des marchés, Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent— « En règle générale, l’automne est l’époque de l’année la plus occupée sur la Voie maritime du Saint-Laurent, alors que les aciéries nord-américaines dépendent de notre voie maritime pour faire des réserves de minerai de fer et de charbon en prévision des mois d’hiver. Par ailleurs, les villes canadiennes et américaines en profitent aussi pour stocker le sel d’épandage essentiel à la sécurité routière. En octobre, les agriculteurs ont aussi commencé à exporter leurs nouvelles récoltes via la Voie maritime à destination des pays du monde entier. Toute cette activité témoigne de l’importance de notre réseau de navigation pour consolider la reprise économique et faire fructifier les économies canadienne et américaine. »
  • Stephen Brooks, président de la Chambre de commerce maritime— « Après avoir pris un retard de quelques jours à cause des glaces au début de la saison, et à l’heure où il ne reste plus que deux mois de navigation, les navires qui appareillent sur les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent fonctionnent à plein régime pour desservir les entreprises et les consommateurs de l’Amérique du Nord. Jusqu’à la fin de décembre, ce rythme effréné sera nécessaire pour rattraper le temps perdu. »
  • William Asselstine, vice-président de la logistique, St. Marys Cement, succ. Toronto (Groupe Votorantim)— « L’activité dans le domaine de la construction aux États-Unis commence à reprendre, ce qui entraîne des effets directs sur la demande de ciment. Malgré le long hiver et les débuts modestes pour la saison de la construction qui ont caractérisé les derniers mois, les navires sont néanmoins très sollicités pour le transport de mâchefer et d’autres matériaux bruts le long de la Voie maritime du Saint-Laurent jusqu’à nos cimenteries de Charlevoix, de Détroit (Michigan) et de Bowmanville (Ontario), de même que pour le transit de produits finis jusqu’à nos terminaux en passant par les Grands Lacs. Pour nous, il s’agit du moyen le plus rentable et le plus écologique de transporter ces matériaux. »
  • Capitaine Scott Bravener, président de Lower Lakes Towing— « La saison des récoltes de soya en Ontario bat son plein, et deux de nos navires sont affectés à plein temps au départ d’Hamilton pour transporter les récoltes en empruntant la Voie maritime du Saint-Laurent jusqu’aux ports de Sorel et de Port‑Cartier, où ils seront enfin transbordés en vue de leur exportation vers les marchés outre-mer. Les prochains mois seront d’une importance capitale pour veiller à ce que les récoltes puissent être acheminées avant la clôture de la saison du transport maritime. »
  • Bruce Wood, président et chef de la direction de l’Administration portuaire de Hamilton— « Voilà une époque de l’année particulièrement importante pour nos utilisateurs portuaires. Pour la saison en cours, on constate une augmentation de 8 % de grains qui transitent par nos installations portuaires, et les nouvelles récoltes en provenance de l’Ontario sont déjà prêtes à être acheminées vers les marchés. Les terminaux céréaliers de Hamilton se préparent à une autre saison bien remplie. De plus, nos producteurs d’acier et autres utilisateurs des secteurs de la fabrication profiteront des deux prochains mois pour s’approvisionner en matériaux en prévision de leurs activités pendant l’hiver. »

 

Quelques données

  • Des deux côtés de la frontière, l’industrie maritime de la région des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent génère 35 milliards de dollars en revenus commerciaux, et touche 227 000 emplois au Canada et aux États-Unis.
     

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La Chambre de commerce maritime (CCM) est une association binationale qui représente plus de 150 intervenants du secteur maritime, y compris les principaux transporteurs canadiens et américains, les administrations portuaires, les terminaux, les fournisseurs de services portuaires ainsi que les armateurs locaux et internationaux. La CCM soutient les intérêts de ses membres en traitant des enjeux gouvernementaux qui touchent le transport maritime. Ses initiatives de sensibilisation s’adressent à la fois aux ordres de gouvernement fédéraux, provinciaux et municipaux, ainsi qu’aux instances des États américains.

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